Comme tous les jours, après m'être levé, j'ai ouvert, ce matin, mes fenêtres; pour chasser la nuit, renouveler l'air de ma chambre et laisser entrer le soleil.
Au risque de m'asphyxier le corps, je ne peux pas vivre replié sur moi-même. Et si,ce matin, j'ouvrais aussi mon coeur, mes yeux et mes mains. J'ai besoin des autres, eux ont aussi besoin de moi. Pour les retrouver, pour les rencontrer, il me faut ouvrir mes fenêtres et mon coeur. Le vent risque de s'y engouffrer, j'y perdrai mon isolement et ma tranquillité, mais mon horizon s'ouvrira aux dimensions du monde. L'amour de Dieu est à ce prix.
Extrait de Autrement, Nicolas Gillig
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