Faire silence pour être à l'écoute
Auteur : Béatrice Gahima
Seigneur, il fait noir
Et je m’assieds.
J’écoute
Je suis comme assourdie
Par le silence.
Mes oreilles ne distinguent rien.
Il fait si calme ce soir.

Je m’apaise, et j’entends
Le chant de la source
Qui jamais ne s’arrête de couler
Mais que, dans le brouhaha de la journée,
J’avais à peine remarquée.

J’écoute encore et, tout doucement,
Autour de moi
J’entends le crissement des chauves-souris
Qui ont attendu
Que plus personne ne les dérange
Pour s’ébattre dans le noir.

Oh, qu’il fait bon Seigneur !
La main humide du soir
Se pose sur mon visage
Comme pour me rafraîchir !

Et je tends encore l’oreille :
Tout à coup, résonne dans le lointain
Le hululement du hibou
Deux fois, trois fois
Déjà il s’est tu
Mais je l’ai entendu
Quelle chance !

Merci, Seigneur, de m’avoir fait la grâce
De m’arrêter et de goûter les merveilles dont tu m’entoures.

Si je ne m’étais arrêtée
Si je n’avais laissé le silence descendre en moi
Je n’aurais pas reçu ces beaux cadeaux !
La source aurait continué à chanter
Les chauves-souris à crier
Le hibou à hululer
Sans que je m’en aperçoive.

N’est-ce pas aussi, Seigneur,
Ce qui se passe dans ma vie spirituelle ?
Par ton Esprit, tu parles en moi
Et je ne t’entends pas !
Ma course effrénée vers je ne sais quel but
M’empêche d’entendre
Le chant de ton amour qui résonne en moi
Le chant de la plénitude et du bonheur
Qui n’attend que moi

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Thèmes : Prières particulières
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